François DUMON défend l’emploi dans le Cher
Publié le 24 février 2010 par
Centre. La modernisation ne doit pas dire licenciements Les dirigeants de l’imprimerie Bussière, à Saint-Amand-Montrond, achètent de nouvelles machines et veulent mettre 150 salariés à la porte. La CGT prépare un plan alternatif.
La modernisation contre l’emploi, c’est non pour les salariés de l’imprimerie Bussière, à Saint-Amand-Montrond dans le Cher. Cette imprimerie, située sur deux sites, l’un en cœur de ville, l’autre en zone industrielle, a été rachetée en 1996 par le groupe Chevrillon.
Performante avec ses Cameron, machines permettant une impression typographique et un façonnage en ligne, elle imprime des livres de poche. Cependant, faute d’investissements depuis quatorze ans, le groupe a perdu des parts de marché. Alors même, souligne Frédéric Pichot, responsable de la CGT, « que le marché du livre est en croissance continue depuis dix-huit ans et que l’on fait imprimer à l’étranger pour 270 millions d’euros de livres ».
Aujourd’hui, la direction annonce tout à la fois des investissements dans de nouvelles machines, la fermeture du site en centre-ville avec ses cinq chaînes de production et enfin, le licenciement de 150 salariés sur les 260 que compte l’entreprise.
Après avoir déjà connu un plan social en 2006, les salariés sont sous le choc. Si, pour Frédéric Pichot, le déménagement en zone industrielle est « compréhensible », les licenciements sont « inacceptables ». Regrettant que la direction fonde son dispositif sur les performances « supposées » des nouvelles machines, il affirme : « En redéployant sur un seul site l’ensemble des chaînes de production, nous pouvons regagner des parts de marché et conserver l’ensemble des emplois ». Dès la nouvelle connue, François Dumon, conseiller régional du Cher et candidat du Front de gauche, s’est rendu sur place. « J’ai proposé une table ronde avec l’État, la région, le département, la ville, la direction et les salariés », dit-il afin que « soit préservé l’outil de travail et maintenus tous les emplois ». Sur cette base et seulement sur celle-ci, « la région peut aider financièrement l’entreprise ». Affaire à suivre…
Max Staat L’Humanité du 19 février 2010
