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Voeux à Bourges de Jean-Claude SANDRIER

C’est entouré de Jacqueline JACQUET, de Claude ROMERO, de Marie-Hélène BIGUIER, de Jean-Michel GUERINEAU et de Yannick BEDIN, élus de Bourges, que Jean-Claude SANDRIER s’est adressé aux Berruyers.

Bourges 18 janvier 2007

Mesdames, Messieurs les élus, Mesdames, Messieurs les Présidents d’Associations, Mesdames, Messieurs, Chers Amis, Chers Camarades,

Merci en premier lieu de votre présence sympathique, chaleureuse. Que chacune et chacun connaisse une bonne année 2007 pour sa santé, pour l’emploi et le pouvoir d’achat.

Une fois n’est pas coutume, pour vous présenter mes vœux pour cette année 2007, je vais m’inspirer d’une phrase que le Président de la République a prononcée le soir de ses vœux aux Français.

Il a dit : « Nous vivons dans un monde de plus en plus riche dans lequel il y a de plus en plus de pauvres ». C’est vrai et en France également. Vous comprendrez que je passe peu de temps ce soir à faire un état de la France et du monde : Vous le connaissez car vous le vivez ! Un économiste écrivait récemment : les Français ne croient plus aux chiffres, ni ceux du chômage, ni ceux du pouvoir d’achat et il expliquait pourquoi ?

Tous les chômeurs ne sont pas comptabilisés d’une part, mais d’autre part quand le chiffre officiel baisse, la précarité du travail augmente ainsi que la fréquentation des Restos du Coeur, du Secours Populaire ou du Secours Catholique.

En 10 ans l’intérim a augmenté de 130 % et les CDD de 60 % le travail à temps partiel non choisi a explosé.

Quand les chiffres disent : le pouvoir d’achat augmente, les Français répondent à 68 % qu’il baisse et à 53 % qu’ils « s’en sortent difficilement avec les revenus de leur foyer ».

Et s’il n’y a pas plus de monde qui vient voir le député pour un emploi, il y en beaucoup plus qui viennent parce que leurs revenus ne suffisent pas à payer les dépenses obligatoires tel le loyer et malheureusement ne suffisent pas de plus en plus à payer les soins dont il ont besoin. Il y a 2 jours, j’ai rencontré le Directeur Départemental de la Sécurité Sociale qui m’a confirmé que la Caisse de Secours de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie était de plus en plus sollicitée mais qu’elle avait des moyens limités.

Et lorsque le gouvernement dit que la consommation des ménages tire la croissance, c’est vrai, mais c’est au prix d’une baisse de 25 % de leur épargne. C’est à dire par leur appauvrissement.

Alors serions-nous condamnés à cette irrémédiable régression sociale qui touche aujourd’hui y compris les couches moyennes ? La réponse est NON !

Et d’abord pour une raison essentielle rappelée par le Président de la République : « Le monde est de plus en plus riche » La France est de plus en plus.

Je n’invente rien et je n’ai pas besoin d’aller chercher les réponses dans « L’Humanité ». Il me suffit de lire « les Echos » du 29 décembre 2006 qui sous la plume de son éditorialiste écrit : « Un océan de liquidités inonde les marchés ». Il me suffit d’entendre le Cardinal Archevêque de Lyon demander à propos des salaires des grands patrons et des dividendes des grandes sociétés : « Où va s’arrêter la valse des zéros ?... Qui va pousser un cri ? Nous attendons des initiatives des politiques ! ». Et enfin je garde ma préférée pour la fin, Professeur d’Economie à la Sorbonne, Patrick Artus, qui écrivait il y a un an à peine : « L’argent coule à flots ! ».

Alors de grâce arrêtons les discours sur : « on ne peut pas faire autrement ».

Sur ceux qui disent : « La politique ne peut pas déterminer l’économie »,

et les mêmes qui insistent en disant : « Les idées ne peuvent pas déterminer la politique ».

Ainsi les hommes ne seraient pas responsables de ce qu’ils font, de ce qu’ils créent ! Et pour couronner le tout, la mondialisation sert de cache-sexe, d’alibi à la démission et au renoncement.

A ce propos, j’aime bien cette définition de la mondialisation donnée par le Social-Démocrate de Gauche Allemand Oskar Lafontaine qui dit « N’oublions pas que le vrai nom de la mondialisation c’est le capitalisme ». Ainsi nous n’aurions plus qu’à nous laisser guider par des lois invisibles, non écrites qui réduiraient la liberté des hommes à uniquement tenter de s’adapter à ces lois.

Je vous le dis, il ne faut pas accepter cet enfermement idéologique. Alors face aux échéances importantes qui arrivent, je veux dire à chacune et à chacun et quel que soit votre opinion politique, votre sensibilité philosophique ou religieuse : NE VOUS LAISSEZ PAS VOLER LE DEBAT.

EXIGEZ, parce que c’est la démocratie qui le demande, parce que c’est l’état du monde qui l’exige, parce que c’est l’avenir de la France, de notre département qui l’impose,
- un débat sur le fond,
- un débat sur l’essentiel,
- un débat sur ce qui vous préoccupe.

Ce débat, il doit porter sur

*L’emploi  : qui doit devenir comme l’école, la santé, le logement, un droit opposable ,

*Le pouvoir d’achat  : Même le très conservateur Alain Minc nous dit : « arrêtons de dire que lorsque « le prix de revient usine » comprend un coût du travail de 15 %, on ne peut pas augmenter les salaires ! »

Or chacun le sait, la consommation est le pilier n°1 de la création d’emploi.

Les 2 autres piliers sont l’investissement et l’exportation et là il faut arrêter les vieilles recettes.

Selon la Cour des Comptes, les exonérations de cotisations sociales n’ont pas servi à créer des emplois et pour l’essentiel les profits ne sont pas réinvestis dans la production, enfin les meilleurs exportateurs ne sont pas ceux qui ont les coûts salariaux les plus bas mais ceux qui dépensent le plus pour la Recherche et le Développement des capacités humaines. Voilà la vérité.

Voilà effectivement de quoi remettre en cause toutes les vieilles recettes que l’on nous assène depuis des décennies !

*Le débat, il doit également porter sur la fiscalité, pour rémunérer le travail mieux que le capital et introduire de la justice dans l’impôt,

*La protection sociale et une 5ème branche de la Sécurité Sociale pour la dépendance et les personnes âgées, en taxant les revenus financiers non imposés.

J’ajoute que le battage fait sur les retraites aujourd’hui est du même niveau d’imposture que celui sur la dette. On parle de remise en cause de régimes dits spéciaux qui coûteraient 1 milliard d’euro, je veux simplement faire remarquer que c’est exactement l’équivalent des dividendes empochés par 3 personnes en France en 2 ans ! Mme Betancourt, MM. Pinault et Arnault. Et plus généralement le problème des retraites c’est celui de l’emploi (1 million d’emplois = 20 milliards d’euro pour les prestations sociales).

*Ce qui doit relever de la responsabilité publique car touchant à l’intérêt général : l’eau - l’énergie - l’environnement - les transports - la santé...

*La Recherche, arme la plus efficace pour lutter contre les gaz à effet de serre, les économies d’énergie et le développement des énergies renouvelables

*Instituer une 6ème République avec plus de pouvoir pour les citoyens et un rééquilibrage des pouvoirs entre le législatif et l’exécutif.

Je voudrais pour conclure sur ce point vous citer la réflexion d’une grande personnalité du monde de la science qui s’interroge sur la façon de surmonter la crise que le monde et notre pays traversent, c’est l’éminent Professeur Axel Kahn :

« Les excès du modèle actuel de développement conduisent à une impasse ». Cette impasse peut être surmontée « à la seule condition que la remise en cause vienne de l’intérieur du système lui-même, c’est à dire passe par la prise de conscience des citoyens des pays dominants de ce qu’est vraiment leur intérêt et celui de leurs enfants. La mobilisation des ressources scientifiques, techniques et économiques en faveur d’objectifs généreux, au bénéfice de ceux qui en ont besoin aujourd’hui, tout en préservant les conditions dans lesquelles vivront les générations futures, est bien entendu dans l’intérêt de tous, même des plus favorisés des habitants des nations riches. Sans cela, l’avenir de leurs enfants semble bien compromis : nous l’avons dit, un jour vient où l’inacceptable n’est plus accepté. Des îlots de prospérité ne subsisteront pas éternellement dans u monde de misère. Maintenir ouvert un espace de débat public entre les injonctions de la technocratie et du marché, c’est à dire faire vivre la démocratie, est nécessaire pour convaincre les nantis de ces évidences. Je ne suis pas particulièrement optimiste, mais le pessimisme serait résignation à un malheur inéluctable. J’adopte la seule solution possible à mes yeux : Je me sens mobilisé. » Et plus loin il ajoute :

« La science a le pouvoir d’être mobilisée dans la lutte contre les inégalités, si telle est la volonté politique de ceux qui la mènent et de la Société qui les soutient ».

Tout est dit :

Nous pouvons changer les choses, il faut une volonté politique. Celle-ci ne peut venir que des citoyens eux-mêmes, car l’écrit Emmanuel Todd -Historien et Démographe- le changement ne viendra pas « des classes dirigeantes parce qu’elles sont placées à un certain endroit privilégié dans la structure économique et politique », ajoutant « ce que 20% du haut de la société ne veulent pas comprendre parce qu’ils font plutôt partie des bénéficiaires de ce dogme du libre-échange, la majorité des gens, eux, le comprend ». Quand autant de gens d’ horizon aussi divers se rejoignent sur le constat et sur ce qu’il est essentiel de changer, cela me conforte dans mon engagement et surtout cela peut et doit nous donner des forces pour bousculer les choses.

Alors on nous dit : mais on ne peut pas tout, tout seul ! C’est vrai. Mais depuis quand, sous prétexte qu’on ne peut pas tout, on ne fait rien ! Depuis quand, affirmer « qu’on n’y peut rien » nous garantit de ce que Axel Kahn appelle « l’inacceptable » ? Faut-il manquer de courage au point d’attendre le pire pour faire quelque chose ! Ne nous résignons pas et OSONS ! OUI les paradis fiscaux tuent l’économie et le progrès social, OUI les fonds d’investissement spéculent avec les entreprises et les salariés en exigeant des rendements d’actions de 30 à 40 %, ils tuent l’économie et le progrès social. OUI les actifs financiers qui ont augmenté de 107 % en 10 ans représentent 3 fois le PIB de la France et à 80 % ils ne sont pas investis dans l’emploi, Cela tue l’économie et le progrès social. OUI que les 7 plus grands indices boursiers aient augmenté en 2006 de + 8 % à 22 % (+ 17 % CAC 40) en comprimant les salaires, cela tue l’économie et le progrès social.

Sommes-nous si loin de notre département, de Bourges et de son agglomération quand nous évoquons ces questions de fond ? Pas du tout ! Nous sommes au cœur du problème. Bourges et le département subissent de plein fouet une politique guidée par les délocalisations, les fonds de pensions et d’investissements dont l’unique but est la recherche de gains financiers à court terme, sans aucune vision économique, industrielle et sociale. Seul le rendement des actions compte ! Les financiers sont en train de tuer l’économie, nous en souffrons dans ce département et on veut nous imposer un débat en France sur TOUT, SAUF sur ça ! Pour détourner de la vraie question, on cherche à faire peur aux gens, à trouver des boucs émissaires. Là, les émigrés, là, les fonctionnaires, là, les Rmistes, là certains régimes de retraite, alors que pendant ce temps, les vrais privilégiés encaissent dividendes, stocks-options, retraites chapeaux et Golden Hello et qu’on les exonère un peu plus d’ISF ! Bourges a tout à gagner à un développement économique qui ne soit pas guidé par les marchés financiers ; à une régulation du libre-échange, à l’instauration d’une concurrence non faussée par le dumping fiscal et social.

Comme le souligne Emmanuel Todd, faire prévaloir ce système, c’est possible déjà à l’échelle européenne.

Mais bien sûr Bourges a besoin d’une attention constante, elle a besoin d’une stratégie de développement, elle a besoin d’un effort décuplé de l’Etat. Je sais, ça ne plait pas à tout le monde de dire cela car il paraît que c’est de l’assistanat, et pourtant une des responsabilités essentielles de l’Etat, c’est de permettre le développement équilibré de tous les territoires de France et, en plus, nous avons les moyens contrairement à ce que laissent entendre des propos larmoyant concernant une dette sur laquelle il y a beaucoup à dire. Je ne vais pas m’éterniser sur le Maire qui s’empêtre dans les chiffres de la démographie. Il n’y a rien à gagner à masquer les chiffres, ce n’est pas comme cela que l’on avance ! Je comprends qu’il essaie car, il y a douze ans, il a fait campagne sur le thème « Bourges plus fort ». Mais, c’est ainsi, Bourges a perdu 5000 habitants depuis. C’est ce que confirment les suppressions de classes dans les écoles et un PRU qui aura un déficit de plus de 600 logements. Sur les six dernières années, Bourges continue de perdre en moyenne annuelle 0,3% de population. Voilà pourquoi un journal local écrit « Tempérons les récentes annonces du Maire quant à une augmentation de la population de la ville ». Et, je le rappelle, cela n’est pas fait pour nous rassurer : l’Insee prévoit une perte de 9000 habitants à Bourges entre 2000 et 2015 avec une baisse de la population active de 12% d’ici 2015 ! Ce n’est donc ni la méthode Coué du Maire répétant que ça va mieux, ni son incantation répétitive dans le journal de l’agglomération sur « l’emploi, l’emploi, l’emploi » qui fera bouger les choses.

Je le répète, il faut une vraie stratégie de développement à Bourges, et la multiplication des zones franches ne suffit pas surtout quand c’est pour y installer des agences immobilières, des assureurs ou des cabinets médicaux ! La stratégie à mettre en œuvre, et cela peut être précisé, amélioré, concerté, repose sur quelques choix simples mais forts : • Ne pas accepter de reculer concernant les services publics (enseignement, poste, Edf, Sncf, ...) d’où l’importance du rôle de l’Etat • Terminer les grands chantiers d’infrastructures en exigeant de l’Etat une accélération. Je le dis très franchement, l’abandon du POLT par ce gouvernement a été une faute politique lourde car, aujourd’hui, en 2007, nous serions relié au réseau européen à grande vitesse et à l’aéroport de Roissy. Il y a donc urgence à débloquer ce dossier et à accélérer l’électrification de la transversale, les travaux vers Turin et le développement du fret. Enfin, le pragmatisme aurait dû l’emporter depuis longtemps concernant la liaison vers l’est avec le début d’une construction à 2x2 voies (ou autre) entre Bourges et La Charité,, première étape de la liaison vers l’est. • En matière de fiscalité qui a énormément augmenté à Bourges depuis 12 ans, pénalisant la ville, il faut arrêter la dérive des transferts de charges de l’Etat qui plombe les finances des collectivités territoriales. • Enfin (pour ne pas être trop long), il faut cibler 3 ou 4 grands objectifs afin que Bourges obtienne une reconnaissance régionale et nationale. Je pense : • Au pôle Risques qui doit être le fer de lance du développement économique de Bourges car associant Ensi, développement universitaire, recherche et aussi, c’est essentiel, le développement industriel. C’est pour cette raison qu’avec Jean-Michel, nous avons demandé au Président de la Région Centre une étude pour relancer le pôle risques qui n’a pas reçu de la part du gouvernement durant ces dernières années toute l’attention nécessaire ? Nous tiendrons informés les Berruyers (et au delà) des perspectives nouvelles qui peuvent s’ouvrir.

• Un pôle sportif, d’où l’importance après l’obtention du CREPS, un équipement formidable pour Bourges et le Cher y compris au plan économique (et pour lequel la ville n’a pas donné un centime !), d’obtenir le vélodrome souhaité par la fédération française de cyclisme permettant de donner une dimension nationale à un complexe sportif moderne et performant. Avec Jacqueline mais aussi avec Jean-Michel et François Dumon, nous nous y employons activement.

• Enfin, je pense que Bourges a les atouts dores et déjà pour donner une dimension nationale à un pôle culturel et touristique sur lequel il convient de travailler en profondeur.

Evidemment, tout cela n’aurait pas de sens s’il n’y avait pas parallèlement un développement social particulièrement en direction des personnes âgées et de la jeunesse car on oublie parfois (et plusieurs pays le constatent aujourd’hui) que malheureusement on peut faire de la croissance économique, créer des emplois et en même temps accroître les inégalités et la pauvreté. Donc attention au discours unilatéral sur la croissance remède à tout.

Un mot sur nos quartiers Nord pour dire mes espoirs et mes inquiétudes. Mes espoirs, ce sont d’abord ces femmes, ces hommes, ces jeunes qui habitent ici. Et d’abord ces femmes qui ont écrit ce très beau livre « Chanc’elles » sous la houlette de Marie-Hélène Biguier. Des témoignages, poignant pour certains, mais porteurs d’espérance comme celui qui se termine par « Tu vois, j’habite où mon rêve est possible ». Ces habitants, ils ont envie de vivre, ils ont envie d’être, ils ont envie, d’être écoutés, respectés et donc ils ont envie d’un travail, d’un logement, de loisirs, bref de vivre ! Et alors, là sont mes inquiétudes. D’abord parce qu’on ne les écoute pas et quand cela arrive, c’est après beaucoup d’efforts, de demandes pressantes. Tout le monde le sait, tout le monde le dit : le déficit de dialogue est considérable. La Municipalité met en avant le PRU. Mais les habitants ont-ils eu un mot à dire sur l’ampleur des démolitions, sur l’utilité de telle ou telle, sur les coûts, sur le retour dans le quartier, sur les prix des loyers du neuf, ... Car, fait-il le redire, le problème n’est pas seulement urbain, il est aussi humain, il est aussi financier pour ces familles. Oui, il y a des choses à faire dans les quartiers Nord en matière d’urbanisme mais il y a surtout à faire en matière de travail, de salaires, de dialogue. Le problème de la tour Jean Rameau n’est pas aujourd’hui un problème urbain, c’est un problème humain. Restaurer la tour, diversifier son occupation, préserver le témoignage d’un temps de vie, d’histoire, cela ne remet rien en cause des transformations urbaines à opérer, cela devient simplement, oui simplement un geste humain. Est-ce si difficile à faire ?

Au terme de cette intervention, je voudrais conclure sur un point : C’est l’UNION. Là aussi ce n’est pas une clause de style car vous savez tous que dans notre pays rien n’est possible sans Union, sans Rassemblement. Rassembler, unir et même réunir toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans la gauche naturellement, mais aussi toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté qui placent le progrès social comme priorité première, toutes celles et tous ceux qui clament haut et fort que l’égalité et la justice sociale, comme la liberté et la fraternité sont fondatrices d’humanité et de l’humanité.

Mais l’Union aujourd’hui n’a pas de sens si c’est pour renoncer, si c’est pour ne pas oser affronter la mondialisation, ce capitalisme que certains ont qualifié justement de prédateur, l’Union pour se coucher n’a pas de sens. L’union est un démultiplicateur de forces alors elle ne prend tout son sens que si nous nous mettons debout. Si nous avons ensemble la volonté politique et le courage d’affronter une société de plus en plus écrasée par les marchés financiers, pour y substituer au rythme voulu par la majorité de nos concitoyens, une société où il n’y aura pas d’autres valeur que l’être humain ! Cette UNION, je l’aime, car elle porte l’avenir. Cette Union là, c’est elle qui donne raison à Vercors, avec lequel je vous ai souhaité une bonne année 2007 : « L’Humanité n’est pas un état à subir. C’est une dignité à conquérir ». N’est-ce pas un beau défi à relever et d’abord par notre jeunesse, dont l’avenir ne peut s’inscrire que dans ce combat pour la dignité ?

Alors OSONS ne pas subir, OSONS conquérir. Vous savez nous n’avons pas toutes et tous les mêmes convictions, le même engagement, les mêmes analyses mais toutes et tous, nous devons avoir la volonté de changer le cours des évènements. Croyez-moi nous ne sommes pas seuls, même en Europe, même dans le monde à le penser, à le dire et à tenter de le faire.

Ayons simplement confiance en notre force, en notre union, en nos valeurs de justice, de solidarité et de liberté et l’année 2007 sera une bonne année. Bonne année à toutes et à tous.


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