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Succès du premier rassemblement pour protester contre la libération de Papon, à Saint-Amand, à l’appel du comité de résistance à l’oubli, organisé le 28 septembre au monument de la résistance et de la déportation.
Maurice Papon dort dans son lit. C’est à cette idée que les participants au rassemblement organisé à Saint-Amand au monument des déportés le 28 septembre pour protester contre la libération du fonctionnaire vichyste, n’arrivent pas à se faire.
Condamné pour complicité de crime contre l’humanité, libéré pour raison de santé ! Une libération humanitaire en quelque sorte. Cette humanité qui a tant fait défaut à ce haut fonctionnaire zélé, serviteur de tous les pouvoirs et de tous les régimes pour lesquels il a travaillé. Les 1690 juifs déportés de Gironde, morts en camps d’extermination, leurs familles (quand il en reste) trouveront-ils, eux, le repos ? Cette libération n’est elle pas, d’une certaine façon, une insulte à la mémoire et au deuil ? Ne porte-t-elle pas en elle, la banalisation du crime supreme : le crime contre l’humanité ?
Le temps des assassins dure longtemps, il est interminable. Justice ne sera pas rendue aux centaines d’Algériens morts, battus, jetés à la Seine, par la police de Papon le 17 octobre 1961, aux neuf Français martyrisés au métro Charonne le 8 février 1962. Et de se dire que finalement, cet homme a pu poursuivre une carrière sous la République, d’abord parce que son anticommunisme en faisait le meilleur garant d’un ordre social et politique que les communistes refusent et combattent.
« Maurice Papon, vous n’êtes pas libéré de vos crimes » proclamaient les autocollants édités par la section de Bourges du PCF, pour le rassemblement.
De Saint-Amand-Montrond, la ville dont il fut un temps Maire, est monté ce cri, qui troublera, souhaitons-le, la tranquillité de son sommeil.
> Maurice Papon dort dans son lit 11 novembre 2002
Je découvre le site. Ai déjà signé pétition contre la guerre à Irak. J’appartiens à la commission Justice du Parti qui à l’occasion de la libération de Papon, a demandé la libération de tous les prisonniers en France "dont l’état de santé n’est pas compatible avec la détention" comme le dit stricto sensus la loi.(articles dans l’Huma et dans Libération sur cette prise de position) A bientôt. Catherine Vieu-Charier, adjointe au maire du 20ème arrondissement de Paris.
Conseiller municipal de Bourges