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Lettre de Jean-Claude Sandrier au Berruyers

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Chers amis berruyers,

Pendant de très nombreuses années, j’ai travaillé aux côtés de Jacques Rimbault, un homme et un maire exceptionnels dont Bourges se souviendra longtemps. A son décès, je lui ai succédé pendant deux années comme maire de notre ville et par deux fois j’ai eu l’honneur de conduire la liste d’union des forces de gauche lors des élections municipales de 1995 et 2001.

Pour l’élection municipale de 2008, le parti socialiste a revendiqué la tête de liste et Irène Félix a, depuis de nombreux mois, indiqué qu’elle conduirait une liste. Il est vrai qu’au sein de la gauche, le rapport de forces s’est légèrement inversé lors des scrutins locaux en faveur du parti socialiste. Néanmoins, il pouvait être légitime également d’imaginer que le seul député de gauche de notre département conduise la liste de gauche dans la ville chef-lieu du Cher. Aller dans cette voie revenait de fait à entrer en conflit avec le parti socialiste, à diviser la gauche et à perdre toute chance de gagner en 2008. Avec mes amis communistes, je n’ai pas voulu de cet affrontement et de cette spirale de l’échec. Je suis profondément attaché à l’union, au rassemblement de toutes les forces de progrès. Je m’y tiens et m’y tiendrai et je trouve que l’accord passé à Bourges entre communistes, socialistes, verts et Mrc est un bon accord, prenant en compte aussi bien l’échéance municipale que cantonale permettant ainsi une cohérence qui a pu nous faire défaut dans le passé.

Je suis heureux pour tous les Berruyers de cette entente, de la qualité du travail qu’elle permettra pour vous et avec vous et pour notre ville. Enfin, je me dois de le dire, celui qui sera le porte-drapeau de la sensibilité politique qui est la mienne, Jean-Michel Guérineau, a toutes les qualités pour devenir un des grands élus de Bourges : intégrité, compétence, dévouement. Depuis quinze ans qu’il travaille à mes côtés, j’ai pu apprécier ses très grandes qualités. Il sera pour Bourges un élu qui compte, un élu qui travaille, un élu qui écoute et entend. J’en ai la conviction profonde, c’est un élu qui apportera beaucoup à notre ville. Il n’a jamais déçu ma confiance, il ne décevra pas la vôtre.

En ce qui me concerne, ma présence à Bourges sera la même car je suis et reste député de l’un des cantons de notre ville (le canton 1 : Pressavois, Marcel Plaisant, Asnières). Comme je l’ai toujours fait (y compris depuis 2001 sans être conseiller municipal de Bourges), je travaillerai dans la continuité de ce que j’ai pu apporter avec vous à notre ville. Par exemple impulser le Pôle National sur les Risques Industriels et Environnementaux ou faire du CREPS avec la construction d’un vélodrome à obtenir un véritable pôle sportif national à Bourges. Ces deux grands projets portent, en terme d’activité, de recherche, de rayonnement une part de l’avenir de notre ville. Bien d’autres dossiers sont naturellement à suivre : les conditions du renouvellement urbain par exemple, la vie des associations, ...

Vous avez pu lire dans la presse que je serai présent sur la liste de gauche des municipales à Vierzon. C’est vrai et, là aussi, je vous dois une explication. En premier lieu, je serai sur cette liste parce que très nombreux ont été les Vierzonnais à me le demander. Depuis les élections législatives de juin 2007 où j’ai obtenu plus de 61% des voix à Vierzon, j’ai été sollicité avec beaucoup d’insistance et bien au-delà de la gauche pour venir « donner un coup de main » à Vierzon.

Je l’avoue, mon vœu était de remplir uniquement ma responsabilité de député. Mais une telle insistance me place devant une responsabilité réelle : celle que me donne le score réalisé sur la ville de Vierzon, les grandes difficultés qu’elle rencontre alors même qu’une majorité de Vierzonnais cherche à se construire un avenir et sachant que c’est possible. Je ne me sentais pas le droit de dire non !

La seule chose que je veux encore vous dire, amis Berruyers, c’est que je suis et reste député de toute la deuxième circonscription. Mon travail, je l’ai indiqué, continuera donc pour Bourges. Si une nouvelle équipe municipale est élue en 2008 et me fait appel, je répondrai présent car je ne vois pas comment, en tant que Berruyer et ancien maire, je pourrais oublier ma ville. Je n’en ai ni le droit, ni l’intention et d’ailleurs je soutiendrai activement la liste d’union de la gauche à Bourges.

J’espère que vous comprendrez ce que je fais et pourquoi je le fais. Je le redis, je n’ai jamais eu de plan de carrière avec les ambitions personnelles qui y sont liées. Même si cela avait été le cas, il se trouve que je commence à en avoir passé l’âge. Je suis et je continuerai bien à être le député de tous. Je ne faillirai pas dans le respect que je dois à tous les citoyens de cette deuxième circonscription du Cher que j’ai l’honneur de représenter à l’Assemblée Nationale.


Lettre de Jean-Claude Sandrier au Berruyers 2 novembre 2007, par Albert

Monsieur le Député Vous qui défendez les régimes speciaux et la retraite à 60 ans donnez donc l’exemple.


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