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VOTE DES TAUX INTERVENTION DE JEAN-MICHEL GUERINEAU
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
Mes premiers mots seront pour avoir une pensée pour nos filles du Bourges-Basket qui relèvent ce soir un sacré défi en jouant le quart de finale retour de l’Euroligue de Basket féminin.
Seule équipe française encore en lice, nos filles ont encore de bonnes chances de rejoindre le « Final four » tournoi regroupant les quatre meilleurs équipes du continent et de faire, à nouveau, briller au plus haut niveau européen les couleurs de Bourges. Pour cela, elles ont besoin du soutien de toute la ville et notre place devrait être, aurait dû être à leurs côtés comme les centaines de Berruyers rassemblés au Prado.
C’était le sens de la démarche que j’ai eue pour vous demander de déplacer ce conseil municipal pour nous permettre, nous tous, de soutenir nos couleurs. Vous l’avez refusé et je le regrette profondément.
A propos de la délibération sur les taux, je me contenterai de faire deux remarques :
La première pour souligner le faible dynamisme de l’évolution des bases qui, même s’il est fluctuant d’une année à l’autre, reste en valeur et en moyenne à des niveaux relativement bas. C’est un indice supplémentaire des difficultés de Bourges que nous soulignons régulièrement.
La deuxième pour rappeler que, même si les taux n’augmentent pas cette année, cela n’empêche pas les Berruyers de supporter année après année les augmentations massives de début de mandat. Je veux le redire à propos de cette délibération, le niveau des prélèvements (impôts, taxes, tarifs, ...) qui pèsent sur les habitants de cette ville est très élevé, trop élevé. Il représente aujourd’hui un handicap pour le développement dynamique de Bourges et un frein important pour l’installation de nouveaux habitants, de jeunes ménages ou de familles issues de milieu modeste ou moyen qui vont ailleurs dans la couronne ou plus loin voire en dehors du département.
Au delà de cette délibération sur les taux, je souhaiterais faire quelques remarques sur la situation de notre ville et sur un certain nombre de dossiers importants de l’actualité ou de ce conseil municipal.
Concernant la situation de la ville, j’ai eu, à de nombreuses reprises, l’occasion de souligner l’extrême fragilité de Bourges et ses déficits en terme démographique, d’activité, de projets d’avenir structurants. Jour après jour, cette fragilité se confirme et parler de dynamique de déclin paraît malheureusement aujourd’hui plus proche de la réalité.
Au plan démographique par exemple, les premiers éléments issus du recensement partiel de 2004 donnent un chiffre de population de Bourges inférieur à 70000 habitants. Entre 1990 et 1999, Bourges avait perdu plus de 3000 habitants, le chiffre entre 1999 et 2004 est identique mais sur une durée diminuée de moitié. Cela signifie que ce processus se poursuit et s’accélère.
Ces chiffres sont d’ailleurs confirmés à certains égards par le nombre incroyable de fermetures de classes qui frappent notre ville pour la énième année mais cette année à des niveaux jamais atteints même l’an passé qui était déjà catastrophique.
Il s’agit là de la conséquence d’une politique gouvernementale terrible pour l’éducation, la recherche et d’une manière générale pour le secteur public, mais il s’agit aussi d’un symptôme très clair de la perte de population (notamment jeune et active) de notre ville et ce pas seulement à Bourges nord.
Nous l’avons déjà dit, la politique que vous menez, qui porte une grande responsabilité dans cette situation, n’est pas à la hauteur des enjeux.
Il y a urgence dans ce domaine à redonner une perspective, un projet à notre ville qui fasse que l’idée de 3ème pôle de la Région Centre, que nous avons en son temps initiée et promue ne reste pas lettre morte ou incantation.
Les retards pris ou programmés dans certains dossiers majeurs pour le développement de Bourges illustrent cela. Lahitolle par exemple. Il y a des mois voire maintenant des années que je demande que l’on avance vite sur ce dossier. Aujourd’hui nous est proposé le résultat d’une étude. Déjà que de temps perdu mais en plus, à la suite de cette étude vous nous proposez d’amputer ce site d’une partie non négligeable pour le dédier à de l’habitat et vous prévoyez des délais de réalisation très longs, trop longs.
Je le répète, ce site, par son emplacement, sa superficie, sa qualité représente un enjeu majeur, exceptionnel pour Bourges. Aucune autre ville n’a cette possibilité. Il y a moyen de faire ici un technopôle de niveau européen alliant formation, recherche et activité économique. Ne gâchons pas cette possibilité unique, historique, pour quelques opérations immobilières qui finalement risquent de manger des espaces que l’on ne retrouvera nulle part ailleurs.
D’autres dossiers importants, et que nous n’avons pas soutenus, se heurtent aujourd’hui à des difficultés majeures qui nécessitent leur remise à plat dans le sens que nous avons proposé.
Avaricum où ce que vous avez envisagé n’était en fait qu’une privatisation d’une partie du territoire de la commune pour une opération immobilière et commerciale. En effet, la consultation pour l’aménagement de la ZAC Avaricum proposait, ni plus, ni moins que cela. Je cite : « Objet de la consultation : ... la réalisation de la ZAC serait confiée à une personne publique ou privée, dans le cadre d’une convention d’aménagement » et plus loin « le titulaire de la convention se rémunérera par l’exploitation des ouvrages par lui réalisés, c’est-à-dire la commercialisation et/ou l’exploitation directe ou indirecte de l’hôtel, des logements, des surfaces commerciales et du parc de stationnement souterrain à usage public ».
Visiblement, les privés candidats ont jugé que cette rémunération ne serait pas suffisante et demandent en plus à la ville de participer.
Puisqu’il y a dorénavant un peu de temps, je vous demande, Monsieur le Maire de remettre ce dossier à plat afin que le projet (dont je rappelle qu’il a soulevé beaucoup d’avis négatifs) soit revu avec toutes les parties prenantes et que sa gestion ne nous engage pas dans une aventure néfaste pour la ville.
Je pourrais aussi revenir sur le projet de renouvellement urbain pour lequel visiblement la question des conditions de relogement, de type de logement et de loyers futurs, que vous avez laissées dans le flou depuis le départ, interpellent maintenant nombre d’habitants concernés. Là aussi, un point de situation précis devrait être fait et le conseil municipal, dans sa responsabilité, saisi d’une évaluation régulière de la mise en œuvre de ce projet.
Enfin, pour conclure, je voudrais dire un mot sur la restauration scolaire et collective. Ce conseil municipal marque l’achèvement de votre démarche de privatisation de ce secteur. Bourges était une ville qui avait su trouver une solution originale et efficace de gestion de ce domaine, le faisant échapper à l’appétit des grands groupes qui sont avant tout de grands groupes financiers. Avec le nouvel appel à concurrence que vous lancez, et avec la décision de vendre un patrimoine communal (la cuisine centrale) que vous n’avez pas maintenu à niveau pendant des années, la boucle est bouclée.
C’est l’exemple concret d’une politique libérale mise en œuvre localement. Les Berruyers ne vont pas tarder à en mesurer les conséquences concrètement et les mesurent déjà dans nombre de domaines.
Et puisqu’il y a un an, nous avions eu un débat à propos de votre promesse électorale d’organiser chaque année un dimanche de référendum, promesse non tenue jusqu’à présent, je conclurai en disant que le 29 mai prochain, nos concitoyens auront un dimanche de référendum pour aussi donner leur avis sur ce type de dérive libérale de la gestion publique.
Jean-Michel GUERINEAU , Vice-président de la Région Centre, Conseiller municipal de Bourges
Privatisation de la restauration scolaire et sociale
La réunion du Conseil municipal de Bourges du 18/03/05 aura marqué une étape supplémentaire dans la privatisation des services publics. La vente de la cuisine centrale, située chemin Tortiot, confirme la volonté de la droite municipale de se désengager totalement de la restauration collective, scolaire et sociale. Yannick BEDIN, Conseiller municipal et ancien administrateur de la SEMIARC (société d’économie mixte qui avait en charge la restauration collective municipale), rappela que l’opposition municipale avait dénoncé la privatisation du service public de restauration scolaire après le dépôt de bilan de la SEMIARC en 2003. « La gestion lamentable de la SEMIARC par la municipalité avait pour seul objectif d’atteindre un point de non retour, avec le dépôt de bilan, et de privatiser ; c’est un procédé que l’on retrouve dans la gestion des services publics, nationalement ». « Qui va acheter 700000€ une cuisine centrale décrite dans votre délibération, comme obsolète, surdimensionnée, présentant un coût de mise aux normes prohibitif ? En tout cas, c’est bien là un aveu de votre part : vous n’avez pas procédé en son temps aux investissements nécessaires », devait rajouter le conseiller municipal communiste. Avant de conclure : « La vente de cet outil de travail fragilise les salariés ; elle intervient au moment du renouvellement de l’appel d’offre pour l’affermage de la restauration collective. Les familles de Bourges doivent savoir que la porte est ouverte aux augmentations de tarifs, par le désengagement total de la municipalité ».
Affichage sauvage : le Maire recule
Interpellés en début de conseil par un collectif d’associations défendant la liberté d’expression, Roland Chamiot a dû expliquer les intentions de la Municipalité concernant l’affichage sauvage à Bourges. L’installation de 20 panneaux d’affichage libre durant l’été 2005 devrait permettre de solutionner la question ; en attendant l’affichage sera toléré. « Vous appliquez la loi, en matière d’affichage d’opinion et d’expression. On peut seulement regretter que vous n’ayez pas dans ce dossier, procédé à une large concertation, avec les associations, les partis, les syndicats, et même avec les patrons de discothèque, avant de communiquer sur ce sujet » commenta Yannick BEDIN.
Suppression de postes dans l’enseignement primaire
« Les Français font moins d’enfants ! ». Josette CSORGEI, adjointe à l’enseignement, tient l’explication aux suppressions de postes dans les écoles de Bourges (9 postes1/4). Ce faux argument (puisque la fécondité remonte en France) a fait sourire plus d’un conseiller municipal. Jean-Michel GUERINEAU pour l’opposition, pointa dans ces suppressions à la fois « la baisse du nombre d’habitants à Bourges et une politique nationale de suppressions de postes inégalée dans l’Education nationale ». Jean-Michel GUERINEAU parvint à faire modifier la délibération « regrettant » ces suppressions, en faisant ajouter la nécessité d’une remise à plat de ces décisions. Yannick Bedin livra au débat deux citations. L’une d’Hervé Gaymard (l’ex-lofteur du gouvernement Raffarin) de février 2005 : « Il faut se désintoxiquer de la dépense publique », l’autre du ministre de la Fonction publique Renaud Dutreil en octobre 2004, « C’est sur l’Education nationale que doit peser l’effort principal de réduction des effectifs de la fonction publique ». « Vous regrettez ici une politique que vous soutenez à Paris » lança-t-il à la majorité de droite du Conseil.
> Interventions de l’opposition municipale 23 avril 2005, par PCF Bourges
Test de réponse au forum en attendant la nouvelle version
> Interventions de l’opposition municipale 21 mars 2005
Je dois retarder, mais je découvre ce site aujourd’hui, je le trouve trés agréable et trés clair, en un mot il donne une trés belle image des commmunistes. Bon courage Pascal
> Interventions de l’opposition municipale 21 mars 2005
bonjour à tous, si je partage le sens des interventions, je trouve que l’on apporte pas assez d’informartions concrétes :il faudrait nous faire connaitre les résultats de l’étude et faire des propositions concrétes. Quelles pourraient-être les perpectives, quels partenariats ? Université, ecole, fillières ? sur l’école combien de classes vont fermer ? Concernant le PRU, quelles infos, le point faible est aussi que l’ensemble de la ville n’est pas du tout associée à cette opération. voilà quelques questions que je me pose. amitiès laurence léger
> Interventions de l’opposition municipale 19 mars 2005, par jlj du collectif des libertaires de Bourges
votre position vous honore en matière d’éducation, de synthèse au niveau de la baisse des enfants scolarisés sur Bourges. Pour ce qui est du dossier "Affichage sauvage" il aurait été bien de définir les collectifs présents, entre autre les seuls à se battre jusqu’ici contre cette campagne agressive contre l’affichage libre et gratuit : le Collectif des libertaires de Bourges et le collectif des afficheurs volontaires, ce dernier est né de la volonté du premier de mettre un terme au matraquage contre l’affichage libre et gratuit sur la ville.