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Dans le cadre du débat sur le collectif budgétaire, prévoyant une baisse de 5 % de l’impôt sur le revenu, Jean-Claude Sandrier a expliquer la position du groupe communiste, s’opposant à cette mesure socialement injuste.
"Ce n’est pas d’un excès d’impôt dont souffre la France, mais d’une mauvaise répartition de l’effort contributif et d’une mauvaise utilisation du produit de cet impôt. En effet il n’est qu’à voir l’étude de Thomas Piketty, économiste sur les revenus en France durant le dernier siècle et l’accroissement des inégalités pour s’inquiéter de votre volonté de vous attaquer au seul impôt véritablement juste, à savoir l’impôt sur le revenu des personnes physiques. Au fond comme l’ont dit mes collègues Jean-Pierre Brard et Michel Vaxès, ce n’est pas la bonne santé de l’économie du pays que vous visez, c’est un cadeau aux plus aisés que vous faîtes.
Car si vous voulez soutenir la croissance, cela passe d’abord par une augmentation des bas salaires, du pouvoir d’achat des couches modestes et moyennes, et sûrement pas par le texte que vous nous proposez. De plus, il y a un corollaire, c’est la baisse des dépenses publiques, des dépenses sociales utiles, c’est la privatisation annoncée des services publics qui sont les fleurons de notre pays et ont montré leur efficacité. Je pense d’abord à EDF-GDF, service public plébiscité par nos concitoyens. Les exemples de services publics donnés au privé, comme l’eau ou les déchets devraient vous inciter à beaucoup de prudence. Et ne parlons pas des exemples britanniques et américains. C’est déjà parce qu’elle va pénaliser les plus modestes que cette baisse est injuste, elle va les pénaliser également par moins de services publics.
Elle est également injuste car, alors que vous avez refusé un coup de pouce au SMIC et aux allocations logements, vous accorderez aux plus gros contribuables, donc à ceux qui gagnent beaucoup d’argent, une prime sui est loin d’être symbolique.
Sur 32 millions de foyers en France, 50%, non imposables, n’auront aucune prime, 8 millions de foyers vont gagner 50 euros ou moins et les 160000 plus aisés gagneront en moyenne 5000 euros.
Il ne s’agit donc nullement d’une mesure équitable, il s’agit d’un chois politique "poudre aux yeux" qui accentue les injustices et les inégalités, confirmé par la hausse sur l’essence et les produits pétroliers. Vous reprenez d’une main ce que vous donnez de l’autre, et encore de façon injuste car, là aussi, ce sont les plus modestes qui sont touchés. Non seulement, ils n’auront pas de baisse d’impôt, mais ils auront les hausses d’essence, d’électricité, des transports que vous allez imposer.
Ainsi au moment où les experts laissent entendre que la croissance 2003 ne sera pas de 3% comme envisagé, remettant en cause d’ailleurs la tenue des promesses du président de la République, au moment où le ressort de la consommation (facteur premier de la croissance en France) est en train de lâcher, vous prenez des mesures pour la limiter en favorisant une épargne stérile. En effet, les quelques privilégiés qui vont bénéficier de plusieurs milliers d’euros de baisse d’impôts vont, à n’en pas douter, s’en servir pour faire gonfler les portefeuilles boursiers, et tant pis pour la consommation et l’investissement direct.
Vous avez choisi la solution la plus injuste et la plus mauvaise pour l’économie française, c’est pourquoi le groupe communiste et républicain s’y opposera."
Baisse des impôts de 5%, une mesure socialement injuste 9 juin 2007, par Gneu
Ceci n’a absolument rien à voir avec le contenu de cet article, mais il me paraît utile de souligner une erreur.
Vous avez écrit :
"[...]Jean-Claude Sandrier a expliquer la position du groupe communiste[...]"
Or, il faudrait plutôt écrire "expliqué".
Un détail, certes, mais quand même !
Baisse des impôts de 5%, une mesure socialement injuste 8 juin 2007, par Dycha Laurent
Voila, les impôts ont baissés.
Mais les 20% d’abattement n’existe plus alors quelles sont les conséquences ? Prenons l’exemple d’une personne seule avec 2 enfants à charges et qui gagnent 24260 euros par an soit un peu plus 800 euros par personnes. (exemple d’un salaire de professeur certifié avec 11 ans d’anciénneté) En 2006 cette personne ne payait pas d’impôts et ne touchait pas la prime à l’emploi pour la déclaration de 2005. A cette époque le revenu brut global après abattement était de 17469 euros. Cette personne n’était donc pas imposable et cela lui permettait d’avoir un abattement sur ses impôts locaux.
Aujourd’hui, avec l’augmentation fabuleuse des professeurs cette personne à un revenu de 24310 euros (50 euros de plus) Sans l’abattement de 20% le revenu net global est passé à 21876 euros soit 3400 euros de plus. Cette personne devient donc imposable à 147 euros et n’a plus droit à l’abattement sur les impôts locaux. Elle touche en contrepartie la somme fabuleuse de 72 euros de prime à l’emploi.
Vous avez tous notez l’augmentation du gaz, de l’électricité, de notre bien chère essence et du coût de la vie en générale, en particulier des impôts locaux justement. Nous passons donc à une personne qui avait un revenu lui permettant tout juste de vivre et non imposable à une personne qui a un revenu quasi identique (50 euros de plus par an) et imposable. Des millions de personnes vont se retrouver dans ce cas la.
Par contre les millionnaires imposables à l’ISF paieront cette année pour 2006 beaucoup moins d’impots qu’en 2005
Si c’est ce que le groupe UMP appelle l’avancé sociale, peut être devrions nous leur donné des cours en mathématiques niveau 6ème des collèges.
Aux legislatives, pensez à voter pour ceux qui veulent mettre une taxe de 0.1 % sur les transferts (achat-vente) en bourse soit 1 centimes d’euros pour 10 euros investis qui feront au total quelques centaines de millions d’euros pour financer la sécurité sociale et les retraites mis en place par Croizat, augmenter les bourses ridicules de nos étudiants les plus pauvres, futur élite du pays et redonner une dynamique économique à notre pays en créant de ce fait des emplois.
Laurent Dycha - PCF Aude
> Baisse des impôts de 5%, une mesure socialement in 9 septembre 2002, par laurent
L’IRPP dites-vous est l’impot le plus juste. Au dela d’un certain revenu, cela veut dire qu’il est juste que je consacre 53 % de ce que je gagne à payer l’état sans aucun controle de ce qu’on fait de l’argent qu’on m’oblige à verser. D’abord, je veux bien consacrer , en nature, la moitié de mon temps marginal à l’état, car je controlerai avec ceux qui m’emploient ce que je verse. Ensuite, pourquoi 20%, 30% ou 70% de taux d’IRPP ? Pourquoi 53 % vous parait-il plus juste que 20 ou 70 ? Baisser de 5% n’a aucun sens de plus que de juger que 48% de taux marginal vaut mieux que 53. Pensez-vous qu’il vaudrait mieux que tout le monde paye le même taux pour qu’une augmentation ou une diminution paraisse égalitaire ?
Député du Cher