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A l’occasion de la venue à Bourges samedi 17 septembre, du Ministre de l’Intérieur, Président de l’UMP, un rassemblement se tiendra à 11h45 devant la Préfecture du Cher. Organisé par la CGT et la FSU, auquel s’est joint le PCF, le Comité de vigilance pour la défense du droit des étrangers, ce rassemblement vise à protester contre la politique gouvernementale de casse et d’insécurité sociale.
Nicolas Sarkozy incarne à la fois la politique menée par la droite, dont les salariés de ce pays font les frais, mais aussi l’ambition affichée d’aller encore plus loin s’il arrivait aux plus hautes responsabilités. Son agitation sécuritaire, ses gesticulations médiatiques faites de sorties violentes contre les plus faibles, cache un projet de déstructuration totale des solidarités qui existent encore dans notre pays.
Sarkozy dans le texte :
« Ce n’est pas un acquis social que de pouvoir bénéficier d’un minimum social sans être contraint d’exercer en contrepartie une activité ». (11/06/05)
"On n’est pas plus malade parce qu’on travaille 39 heures au lieu de 35"
"La réussite et la promotion sociale ne sont pas un dû, que chacun peut réclamer en faisant la queue au guichet" (Université de La Baule, 04/09/05)
« Je n’accepte pas qu’il y ait des gens, qui soient au RMI et qui, à la fin du mois, aient autant que des gens comme vous (des salariés), qui se lèvent tôt le matin » - (Vitré, 17/06/2005)
Haro sur les « assistés », avant tout victimes des licenciements massifs à la suite de choix économiques privilégiant la rémunération du capital à celle du travail, ou du chômage entretenu pour maintenir les bas salaires et la précarité de l’emploi. Sarkozy a choisi son camp : celui de ceux qui ont de l’argent, les possédants.
"Je soutiens ceux qui dénoncent les effets pervers de l’actuel ISF" (Université de La Baule, 04/09/05)
Non content de taper sur les salariés et les victimes du libéralisme, Sarkozy s’en prend à ceux qui sont encore plus faibles, désignés comme responsables de tous les maux. A propos des incendies de la rentrée à Paris dans des immeubles insalubres :
"A force d’accepter des gens malheureusement à qui on ne peut proposer ni travail ni logement on se retrouve dans une situation où on a des drames comme ça" (30/08/05)
« Aujourd’hui, un étranger en situation irrégulière a plus de droit aux soins gratuits qu’un smicard qui paie ses cotisations. Ce n’est pas acceptable. Nous allons revoir tout cela par des décrets et, s’il le faut, par la loi ». (le Figaro du 30/06/05)
Bien sûr, le Ministre de l’Intérieur ne s’embarrasse pas de la vérité. Les victimes africaines des incendies, étaient pour beaucoup en situation régulière, travaillaient et payaient un loyer. C’est le manque de logements qui est la cause de ces drames. Quand aux soins gratuits pour les étrangers en situation irrégulière, c’est un fantasme : un smicard dans notre pays n’a pas à envier l’état sanitaire des populations privées de tout parce que d’abord privées de papiers. L’abandon par les politiques libérales de la gratuité des soins pour tous est bien plus au centre du problème. Ce que se garde bien d’avancer le Président de l’UMP, ardent défenseur de la casse de l’assurance maladie.
Le populisme rance du ministre de l’intérieur n’et pas sans rappeler les thèses du FN. Des discours sécuritaires couvrant à demi mots le "zèle" policier, à la reprise des thèmes chers à Le Pen ou à Mégret, Sarkozy chasse sur des terres nauséabondes :
« L’augmentation des plaintes (pour des bavures), ça ne veut pas dire qu’il y ait une augmentation des bavures » (Marseille, 11/07/05 »).
« Les mots de préférence nationale n’ont aucune raison d’être présentés comme des tabous » (1998)
Des solidarités, Sarkozy en reconnaît quand même comme bénéfiques : celles issues des religions ("Les religions sont un plus pour la République."), dont on ne peut pas dire que dans l’histoire humaine, elles n’aient générées que des progrès pour l’humanité. Son projet est communautariste ; comme aux Etats-Unis, il veut faire de la religion un outil de contrôle social de la population, qui se substituerait à terme à la solidarité nationale et au rôle de l’Etat.
Conseiller municipal de Bourges