Vous êtes ici : Accueil > Actualités > Actualités > Culture

Le Hublot de Bourges enfin ouvert

Discours de Jean-Michel Guérineau, vice-président de la Région Centre, prononcé lors de l’inauguration du Hublot à Bourges le 29 octobre 2005.

Madame la Préfète,

Monsieur le Président du Conseil Général,

Mesdames et Messieurs les Vice-Présidents du Conseil Général,

Madame la Vice-Présidente du Conseil Général, Conseillère Générale du canton,

Monsieur le Maire,

Mesdames et Messieurs les élus,

Mesdames et Messieurs les responsables d’associations,

Mesdames et Messieurs,

Il y a un peu plus de quinze mois, lors de la pose de la première pierre de ce qui s’appelait l’espace culturel de la Chancellerie, je concluais mon intervention en souhaitant que la naissance de cet équipement ne soit pas à l’image de sa gestation et que le temps qui s’écoulerait entre cette première pierre et l’inauguration soit largement plus court que celui qui avait coulé depuis la fermeture de feu le centre culturel.

Et bien aujourd’hui, on peut dire que ce pari est gagné et bien gagné. De cela, je tiens à féliciter ceux qui ont œuvré à ce chantier et en premier lieu l’architecte qui, à partir de la véritable concertation menée avec les associations et les habitants de ces quartiers afin de définir le projet soutenant ce nouvel équipement, a su le traduire avec la qualité que nous constatons aujourd’hui. Félicitations aussi aux entreprises, aux ouvriers qui ont œuvré sur ce chantier.

Le souhait que je formulais il y a quinze mois était que cette dynamique qui permet l’appropriation d’un équipement par la population se traduise jusque dans sa gestion.

Certes, cet espace culturel a évidemment la vocation à être un équipement de dimension ville et bien au delà, c’est clair et indiscutable. Mais il prend sa place dans un site, un quartier qui ont une histoire et je continue à penser que des solutions alliant totalement ces deux dimensions auraient dû être recherchées et mises en œuvre comme cela avait été initialement envisagé.

D’autant plus que nous sommes dans un quartier qui est au cœur du Plan de Renouvellement Urbain au sein duquel les politiques sociales urbaines sont essentiellement destinées à renforcer les liens sociaux, culturels et humains.

Il y a ici une vie associative réelle, riche qui demeure de grande qualité, même si les difficultés croissantes qu’elle rencontre conduisent quelquefois à l’épuisement de ceux qui font fonctionner ces associations.

Et pourtant elles contribuent grandement au maintien du tissu social, à l’amélioration de la qualité de vie. Cela constitue un argument important pour le développement de ces quartiers populaires, pour leur dynamisation comme d’ailleurs la présence des services publics. Et ce nouvel équipement doit s’inscrire dans cette dynamique de service public. Il doit permettre certes la diffusion culturelle vers l’ensemble de nos concitoyens mais aussi la pratique, la découverte pour le plus grand nombre et notamment les jeunes.

Vous le savez, la Région s’est particulièrement engagée, notamment par sa participation financière, dans ce projet. Le Conseil Régional est en effet le premier financeur de cet équipement avec une aide à hauteur de 40% du montant des travaux.

En effet ce projet prend place dans le cadre du contrat d’agglomération qui arrive à son terme et qui aura permis à la ville de Bourges de bénéficier d’une aide conséquente du Conseil Régional, 11,5 Millions d’€uros, pour 13 projets dont la patinoire ou encore la nouvelle école de musique et de danse, projets pour lesquels la Région compte parmi les premiers financeurs.

Avec ces aides considérables, la Région s’attache à ce que toute la population puisse bénéficier d’équipements modernes et de qualité en fonction des besoins.

Et je souhaite qu’à l’avenir les nouvelles contraintes apportées aux budgets des collectivités locales par les mesures dites de décentralisation ou les réformes injustes de la fiscalité (notamment celle concernant la taxe professionnelle qui risque d’être particulièrement nocive pour les Régions comme pour les communautés de communes ou d’agglomération) n’obèrent pas cette politique efficace d’aménagement du territoire.

Pour conclure, je souhaite une belle réussite à ce nouvel équipement en espérant qu’il sera bientôt un lieu reconnu par les Berruyers et les Berrichons et que les ajustements voire les évolutions dans son fonctionnement permettront sa totale appropriation par la population de son quartier d’implantation.

Je vous remercie.

Financements :


> Le Hublot de Bourges enfin ouvert 7 novembre 2005, par Jean-Michel Pinon

Bonjour, j’ai répondu à une question à propos du Hublot, sur agitateur.org dans l’article "Inauguration du Hublot" que je vous transmet, et, en fin de réponse, j’en pose une autre à la lecture de ce discours. voici la reproduction du message que j’ai posté :

"Je ne sais pas si le fonctionnement est « lamentable », en tout cas, il n’est pas très démocratique ni pluraliste comme cela avait été prévu. En gros, Le Hublot est géré par une seule personne, cette personne gère le Hublot de son bureau situé en Centre-ville, c’est lui qui établi seul une programmation. Il n’y a personne pour gérer le Hublot sur place (un médiateur culturel était prévu, perso j’aurais été candidat mais bon...), la programmation de la salle n’est pas ouverte aux associations du quartier (alors que cette salle a été construite après la décision - en 1998 je crois - de détruire l’ancien Centre Culturel de la Chancellerie pour permettre aux associations de bénéficier d’installations dignes de ce nom... c’est à n’y rien comprendre !). La salle devrait rester fermée la plupart du temps car il n’y a pas de réel budget de fonctionnement en dehors de celui prévu pour l’organisation des spectacles. Finalement, la salle va fonctionner avec les trois mastodontes culturels de Bourges qui une fois de plus se partage les parts du gâteau : la Maison de la Culture, Emmetrop (devenu une quasi annexe de Bourges en scène autrement dit Le Printemps de Bourges), et l’Agence Culturelle de Bourges (c’est-à-dire la Mairie de Bourges). Avec un tel fonctionnement consistant en des relations consanguines, c’est toute la politique culturelle de la ville qui risque à terme de pourrir et de mourir par asphyxie. Lorsque la culture d’une ville est sous le contrôle de trois ou quatre personnes (et a fortiori lorsqu’elle est utilisée comme un instrument de propagande politique comme c’est le cas par la mairie qui en fait de même avec sa politique de l’environnement) cela ne peut être que mauvais et dangereux.

A lire, le discours d’inauguration très intéressant de Jean-Michel Guérineau (Conseil Régional) (« Le Hublot de Bourges enfin ouvert ». On y apprend que la région Centre (gauche) est le premier financeur de la salle (37%) devant le Conseil Général (27%) lui aussi de gauche. La mairie de Bourges (UMP) n’arrive qu’en troisième position (20%), viennent ensuite l’arnu (9,25%) et les fonds Feder (5,74%). Je me pose donc la question de savoir pourquoi c’est la mairie de Bourges qui dicte sa loi et que le Conseil Régional et le Conseil Général laissent faire, se contentant de critiques verbales."

JMP, candidat à la direction du "Hublot" !!


Commentez cet article